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Cérémonie du souvenir du 20 août 1944




Ce jeudi 20 août 2015, de nombreux Astériens s'étaient rassemblés devant le monument aux Fusillés des Quatre-Routes pour rendre hommage aux martyrs de la barbarie nazie du 20 août 1944. Elisabeth Marty, maire de Saint-Astier et conseillère départementale a présidé une cérémonie solennelle et émouvante, en présence de Jean-Marc Bassaget, Secrétaire général de la Préfecture, du député Pascal Deguilhem, de Mireille Bordes, représentant le président du Conseil départemental, de Pascal Protano, conseiller départemental, de Jacques Ranoux, président de la communauté de communes et des représentants du CNEFG, du détachement de la 13e BS-Mat, de la communauté de brigades, du peloton motorisé et des associations d'anciens combattants.

Après les dépôts de gerbes, les allocutions ont été l'occasion de faire vivre le souvenir des Astériens qui ont fait don de leur vie pour lutter contre le nazisme et contribuer à la Libération de la Dordogne. Elisabeth Marty a rendu hommage à deux illustres combattants, emblématiques porte-paroles de la Résistance : Roger Ranoux et Yves Guéna. Elle a rappelé ensuite les faits de "ce jour de libération [qui] restera à jamais inscrit dans nos mémoires comme un jour d’effroi. [...] Le temps qui passe ne doit pas effacer le souvenir. Cette commémoration doit rester l’expression de notre profonde aversion pour l’arbitraire et toute forme d’extrémisme sans jamais oublier les valeurs de notre République : liberté, égalité, fraternité." Elisabeth Marty a clôturé son discours avec le poème de Primo Lévy, "Si c’est un homme".

Le Secrétaire général de la Préfecture, sous-préfet de l'arrondissement de Périgueux, M. Jean-Marc Bassaget,  a souligné l’importance de cette commémoration pour la transmission aux jeunes générations "des faits historiques et de nos valeurs démocratiques et humanistes. [...] La folie des hommes, le fanatisme, l'intolérance, la barbarie n'ont pas disparu et chaque jour nous apporte son lot de témoignages dramatiques. [...] La noblesse et l'espérance qui battaient dans le cœur des combattants de la France Libre et des résistants, qui battaient aussi dans le cœur des martyrs que nous honorons doit aussi battre dans nos cœurs. C'est dans cet esprit que nous opposons et opposerons toujours la rigueur de la loi à ceux qui voudraient nier cette réalité, nier ces faits, nier cette histoire. [...] C'est parce que nous savons que jamais nous n'oublierons, que jamais nous ne les oublierons."

Enfin, avant que retentisse le Chant des Partisans, les noms des trente-cinq otages et maquisards fusillés en ce lieu ont été lus par un jeune sapeur-pompier du centre de secours de Saint-Astier et le jeune Mathis Pichaud, arrière-arrière-petit-fils d'un des otages. A chaque nom prononcé, une rose a été déposée au pied du monument en hommage aux martyrs de Saint-Astier.